Goodbye my lover

Il y a peu de temps, j’ai dit au revoir à mon appareil photo.
C’était sans doute une manière déguisée de faire mes adieux à la photographie argentique.
Le matériel, le temps qu’elle demande — tout me semble aujourd’hui trop cher.

Puis, par hasard, j’ai retrouvé trois pellicules au fond d’un tiroir.
Oubliées là, dans le noir, avec leurs clichés, eux aussi prisonniers du noir.
Impossible de me souvenir de ce qu’elles contenaient.
Il a fallu attendre les précieux jours du développement pour ouvrir ce coffre aux trésors, rempli de mystérieuses prises de vues.

En me permettant de revivre le tout premier sentiment qui m’a fait aimer la photographie argentique, cet adieu a pris le goût d’une madeleine de Proust.

Au revoir, Pentax 6x7.


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